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17/09/2007

Budget 2008

Jean-Marie BINETRUY en sa qualité de commissaire des finances a été nommé rapporteur spécial du budget Solidarité et Intégration. Ce budget représente pour la contribution de l'Etat 12 milliards d'€, et traduit la politique gouvernementale en matière de solidarité. Menée en partenariat avec les collectivités locales, elle recouvre des domaines aussi variés et riches que les mesures en faveur des personnes dépendantes et handicapées, la promotion de l'égalité des femmes (la lutte contre les violences conjugales et l'égalité professionnelle), ou encore les dispositifs d'hébergement d'urgence et de santé pour les plus démunis (CMU et AME).

Cette année, sera aussi intégré le nouveau dispositif lancé à titre expérimental dans plusieurs départements du Revenu de Solidarité Active. (RSA).



Reprise de la session : début de la session extraordinaire

Demain, 18 septembre 2007, a lieu le début de la session extraordinaire qui s'achèvera à la fin de mois de septembre.

Sera examiné dès 15h le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration qui complète les réformes engagées par les lois du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et l'intégration et permet un meilleur encadrement du regroupement familial. Afin que leur intégration à la société française puisse être préparée en amont, dès le pays d'origine, les personnes souhaitant rejoindre la France dans le cadre du regroupement familial, tout comme les conjoints étrangers de Français sollicitant un visa de long séjour, feront l'objet d'une évaluation permettant d'apprécier leur degré de connaissance de la langue française et des valeurs de la République. Si le besoin en est établi, une formation leur sera délivrée préalablement à l'arrivée en France.
Par ailleurs, lorsque la famille qui a bénéficié du regroupement compte des enfants, un « contrat d'accueil et d'intégration pour la famille » sera signé par les parents avec l'État. Dans ce cadre, les parents recevront une formation sur leurs droits et devoirs en France. En cas de non respect du contrat, des mesures d'accompagnement seront prises, qui pourront aller jusqu'à une décision du juge des enfants confiant la gestion des allocations familiales à un tiers, dans l'intérêt des enfants.
Enfin, l'étranger souhaitant faire venir son conjoint et ses enfants en France devra établir qu'il dispose de revenus adaptés à la taille de sa famille.
Le projet de loi comporte en outre des mesures relatives à l'asile. Afin de tenir compte de la nouvelle organisation gouvernementale, le ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement est chargé de l'asile et assurera à ce titre la tutelle de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).
Par ailleurs, pour respecter une récente jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, les référés dirigés contre les refus d'asile à la frontière auront désormais un caractère suspensif.

Après discussion et adoption, le projet de loi sera transmis au Sénat pour examen. 

A la suite de l'adoption du projet de loi sur la maîtrise de l'immigration, il est prévu d'examiner le projet de loi  instaurant un contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Ce projet de loi institue, conformément aux engagements du Président de la République, une autorité indépendante en charge du contrôle des lieux où se trouvent des personnes privées de liberté.
Il s'agit des établissements pénitentiaires, mais aussi de lieux tels que les centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants, les locaux de garde à vue, les dépôts de tribunaux, les centres de rétention administrative, les zones d'attente.
Le contrôleur général est chargé de s'assurer que les droits fondamentaux des personnes privées de liberté sont respectés et de contrôler les conditions de leur prise en charge.
Il pourra être saisi par le Premier ministre et les membres du Gouvernement et les parlementaires de toute question relevant de sa compétence. Les personnes physiques ou les associations assurant le respect des droits fondamentaux, pourront porter à sa connaissance les situations qui leur paraissent justifier son intervention.
Le contrôleur général fera, après chaque visite, des observations au ministre intéressé. Il pourra émettre des avis et faire des recommandations pour modifier la législation.
Un rapport annuel des activités du contrôleur général sera remis au Président de la République et au Parlement et rendu public.

 La session ordinaire reprendra le mardi 2 octobre avec la séance des questions au Gouvernement puis l'examen du projet de loi sur la lutte contre les contrefaçons.

Conseil des Ministres du 12 septembre 2007

Lors du Conseil des Ministres du 12 septembre dernier, ont été évoqués les sujets suivants:

07/09/2007

Conseil des Ministres décentralisé

Ce jour, a eu lieu le Conseil des ministres à Strasbourg.

Ont été évoqués les sujets suivants:

-Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité a présenté un projet de loi relatif à la mise en œuvre des dispositions communautaires concernant le statut de la société coopérative européenne et la protection des travailleurs salariés en cas

-Le Premier ministre a présenté un décret modifiant le code des juridictions financières et relatif à l’instruction des dossiers de candidature au recrutement au tour extérieur de conseillers référendaires à la Cour des comptes.

-Le secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants, a présenté un décret modifiant le décret n° 2005-274 du 24 mars 2005 portant organisation générale de la gendarmerie nationale.

Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), l’escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN) et le détachement de gendarmerie du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), constituaient jusqu’à présent des composantes du groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN).

Afin d’améliorer la réactivité de cette structure et de l’adapter aux évolutions de l’environnement national et international en matière de grand banditisme et de terrorisme, le décret regroupe les capacités du GIGN et de l’EPIGN au sein d’une structure unique, dénommée GIGN, directement rattachée au directeur général de la gendarmerie nationale. 

-La secrétaire d’État chargée de la politique de la Ville a présenté une communication sur le lancement des concertations pour la préparation du plan gouvernemental en direction des banlieues.

Dès le 1er août, un blog a été ouvert afin de permettre un dialogue direct avec les habitants de quartiers trop souvent relégués ou oubliés. Cette première phase de la concertation, qui se poursuivra jusqu’au 31 octobre, a permis de recueillir, à ce jour, plus de 10 000 contributions qui mettent l’accent sur les attentes en matière d’emploi, de réussite éducative, de désenclavement des cités et de mobilité de leurs habitants.

La concertation s’enrichira d’une nouvelle phase qui débutera fin septembre par la tenue de "rencontres territoriales pour la ville" associant tous les acteurs concernés par la problématique des banlieues : collectivités territoriales, entreprises, partenaires sociaux, associations···

La démarche retenue pour préparer le plan en direction des banlieues répond aux orientations du président de la République qui souhaite mettre fin à l’impuissance publique et associer les citoyens aux choix qui les engagent.

Enfin, le Premier ministre a présenté une communication sur le soutien de l’État à la région Alsace.

La situation « charnière » de la région Alsace et de sa capitale Strasbourg dans l’espace européen et son rôle en tant que pôle d’équilibre à l’est de la France doivent être consolidés. C’est pourquoi l’État sera à ses côtés dans tous les domaines lui permettant de se renforcer.

En matière d’organisation du territoire, l’Alsace doit se constituer en véritable plate-forme au cœur de l’espace européen.

La poursuite de la seconde phase de travaux de la ligne à grande vitesse de l’est est confirmée. L’État est prêt à ce que les travaux de cette seconde phase démarrent en 2010 et il propose aux collectivités territoriales intéressées d’arrêter le plan de financement correspondant. S’agissant de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, un accord rapide pour le financement de la 2ème phase sera recherché, l’interconnexion des réseaux à grande vitesse français et allemand étant la suite logique du développement de ce réseau.

Le contrat triennal "Strasbourg-capitale européenne" dans lequel l’État s’investit pour le renforcement des structures d’accès et pour le rayonnement culturel et scientifique de la métropole sera poursuivi à travers un prochain contrat. La mise en valeur du patrimoine historique et contemporain de l’Alsace sera également aidée de façon à renforcer cette attractivité.

Le projet de grand contournement ouest de Strasbourg sera mené à terme dans une optique de développement durable et les transports alternatifs au mode routier seront soutenus.

L’État continuera à soutenir les grands projets de recherche et les pôles de compétitivité en s’appuyant sur les universités et en favorisant leur regroupement.

Il aidera les territoires fragilisés actuellement pris en charge à travers l’action de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). L’effort financier porté sur les quartiers fragiles de Neuhof et de la Meinau sera complété dès l’automne dans le quartier d’Hautepierre tandis que la restructuration urbaine du quartier de Cronenbourg déjà bien engagée recevra des crédits complémentaires.

L’Alsace restera un partenaire privilégié de l’État pour l’expérimentation de réformes. Après la gestion par la région des fonds européens qui sera poursuivie, l’État mettra en place la taxe poids lourds dans la région en accord avec les élus.

Une expérimentation avec la région de l’action publique en matière économique sera également engagée et la création d’un outil spécifique et territorialisé de financement et d’accompagnement des PME-PMI sera préparée avec la région.

 

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