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27/06/2007

Relèvement du SMIC au 1er juillet prochain

Le smic horaire augmentera de 2,1 % au 1er juillet selon le décret présenté au Conseil des ministres du 27 juin. Le Gouvernement envisage par ailleurs de réformer ses modalités de calcul.

Après avoir recueilli, le 25 juin, l’avis de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), le Gouvernement a décidé de relever de 2,1 % le salaire minimum de croissance (smic) en application des textes sur ses modalités de calcul. Cette hausse, qui correspond à une revalorisation au minimum légal, porte son montant brut à 8,44 euros, soit 1 280 euros mensuels sur la base d’une durée légale de 35 heures hebdomadaires.

Elle permet de "garantir une augmentation du pouvoir d’achat des salariés au smic par rapport à ce qu’a été l’inflation", a déclaré le ministre du Travail, Xavier Bertrand, à l’issue de la CNCC. La détaxation et la défiscalisation des heures supplémentaires y contribueront également, a-t-il ajouté, rappelant qu’avec ces mesures l’objectif du Gouvernement était d’accroître le pouvoir d’achat, non seulement des smicards, mais aussi de l’ensemble des salariés.

Une commission indépendante

Ces questions seront abordées lors de la conférence tripartite prévue à la rentrée sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les revenus. Une commission indépendante serait chargée de donner son avis sur une réforme des modalités de fixation du smic.

La CNNC du 25 juin a d’autre part dressé le bilan de l’année 2006. Un bilan stable par rapport à l’année précédente avec 46 accords interprofessionnels signés. Il s’agit soit de nouveaux textes, soit d’avenants à des accords antérieurs. Les plus importants portent sur l’emploi des seniors, l’aide au retour à l’emploi et à l’assurance chômage, la convention de reclassement personnalisée et la diversité dans l’entreprise.


26/06/2007

Nouvelle adresse de permanence

A compter du 25 juin, la permanence parlementaire est transférée au 5, rue du Parc à Pontarlier.

Les coordonnées téléphoniques, mail et télécopie sont restrés les mêmes.

Crise du Darfour

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présidé la réunion ministérielle du groupe de contact élargi sur le Darfour qui se tient à Paris le 25 juin. Les acteurs avaient en ligne de mire l’application concrète des accords intervenus récemment, notamment sur le déploiement d’une force hybride d’interposition.

Les participants à la réunion, parmi lesquels une délégation chinoise, la secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Condoleeza Rice, la secrétaire d’État aux Droits de l’homme, Rama Yade, et Bernard Kouchner ont abordé quatre aspects importants de la crise au Darfour :

  - Relancer le processus politique entamé, avec l’élaboration d’une feuille de route conjointe entre l’Union africaine et les Nations unies. Les discussions ont porté sur la mise en application des premières dispositions.

   -Etablir un bilan humanitaire et sécuritaire : les délégations ont évalué les avancées dans la facilitation de l’aide humanitaire décidée conjointement par le Soudan et l’Onu. Elles ont également discuté des perspectives de déploiement d’une force hybride d’interposition après l’accord donné par le Soudan.

  - Dresser un premier état des lieux des besoins de reconstruction et d’aide de la communauté internationale.

   -Aborder la dimension régionale de la crise et ses implications dans l’est du Tchad et au nord-est de la Centrafrique.

Rentrée des députés aujourd'hui

Le 26 juin a lieu l'ouverture de la XIII ème législature. Les 577 députés et parmi eux Jean-Marie BINETRUY éliront leur Président, et commenceront à plancher sur les différents textes qui leur seront soumis.

D'ores et déjà, plusieurs textes seront à l'ordre du jour pendant la session ordinaire et extraordinaire: réforme des universités, projet de loi sur le travail , le pouvoir d'achat et les successions, projet sur la récidive et les peines planchers...

 

Traité simplifié européen: les vingt-sept parviennent à un accord

L’accord conclu dans la nuit du 23 juin entre les Etats membres de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, prévoit l’ouverture d’une Conférence intergouvernementale cet été, qui devra finaliser la rédaction d’un nouveau traité réformateur d’ici à la fin 2007.

Ces dernières semaines, le ministre des Affaires européennes, Bernard Kouchner, et son secrétaire d’Etat, Jean-Pierre Jouyet, avaient multiplié les contacts avec les diplomaties des 26 autres États membres de l’UE, en vue du Conseil européen, afin de défendre le projet français de traité simplifié.

Parmi les points forts de ce nouveau texte : 

- La création d’une présidence stable de l’Union européenne : celle-ci remplacera les présidences tournantes actuelles. Ce président, élu pour une durée renouvelable de deux ans et demi, préparera et animera les sommets européens et représentera l’UE sur la scène internationale. 

-  L’extension des domaines du vote à la majorité qualifiée à la coopération judiciaire en matière pénale et à la coopération policière. 

-  La mise en place d’un "haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité". Ce poste regroupera les fonctions de l’actuel haut représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) et du commissaire européen aux Relations extérieures, donnant pour la première fois à la diplomatie européenne un visage unique. 

-  La règle de vote à la double majorité - qui stipule qu’une décision doit être prise par 55 % des Etats membres et 65 % de la population - entrera progressivement en application à partir de 2014. En outre, en cas de litige, les pays pourront se référer jusqu’en 2017 au traité de Nice et exiger le report d’une décision. 

-  La valeur contraignante de la Charte des droits fondamentaux est reconnue, sauf pour le Royaume-Uni. Elle sera mentionnée dans le texte sans pour autant y être intégrée.

Le nouveau traité devra être ratifié par tous les pays membres pour entrer en vigueur en 2009.

20/06/2007

Composition du Gouvernement Fillon 2

Ce Gouvernement compte quinze ministres, seize secrétaires d’Etat et un haut commissaire :

  Jean-Louis Borloo : ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables 
  Michèle Alliot-Marie : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales 
  Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères et européennes 
  Christine Lagarde : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi 
  Brice Hortefeux : ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement 
  Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice 
  Michel Barnier : ministre de l’Agriculture et de la Pêche 
  Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité 
  Xavier Darcos : ministre de l’Education nationale 
  Valérie Pécresse : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 
  Hervé Morin : ministre de la Défense 
  Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports 
  Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville 
  Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication 
  Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique 
  Roger Karoutchi : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement 
  Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes 
  Laurent Wauquiez : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement 
  Eric Besson : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques 
  Valérie Létard : secrétaire d’Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargée de la Solidarité 
  Dominique Bussereau : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargé des Transports 
  Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargée de l’Ecologie 
  Christian Estrosi : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l’Outre-Mer 
  André Santini : secrétaire d’Etat auprès du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Fonction publique 
  Jean-Marie Bockel : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie 
  Hervé Novelli : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce extérieur 
  Fadela Amara : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Ville et du Logement, chargée de la Politique de la ville 
  Alain Marleix : secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants 
  Rama Yade : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme 
  Luc Chatel : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, chargé de la Consommation et du Tourisme 
  Martin Hirsch : haut commissaire auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté 
  Bernard Laporte : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, chargé de la Jeunesse et des Sports (à compter de fin octobre 2007)

Mesures en faveur du travail....

Mesures en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat

La ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi a présenté un projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat lors du Conseil des Ministres de ce matin.

Ce projet de loi met en œuvre les engagements pris par le président de la République devant les Français. Il a pour objet de redonner toute sa place au travail comme valeur, comme outil d’amélioration du pouvoir d’achat et comme instrument de lutte contre le chômage. Les mesures présentées s’articulent autour de cet objectif.

1. Réhabiliter le travail. Les heures supplémentaires et complémentaires bénéficieront d’une exonération d’impôt sur le revenu et de charges salariales et patronales. L’objectif du Gouvernement est que cette mesure soit applicable dès le 1er octobre 2007 à l’ensemble des entreprises et des salariés du secteur privé. Elle s’appliquera également, selon des modalités adaptées, au secteur public. En outre, afin que le fruit d’une vie de travail puisse être transmis en franchise d’impôt, 95 % des successions en ligne directe seront exonérées de droits de mutation. Le conjoint survivant, qu’il soit marié ou lié par un pacs, sera entièrement exonéré.

2. Aider à l’accession à la propriété. Les emprunts déjà souscrits ou à souscrire pour l’acquisition de la résidence principale donneront droit, les cinq premières années, à un crédit d’impôt sur le revenu égal à 20 % des intérêts versés, dans la limite d’un avantage fiscal annuel de 1 500 euros pour un couple. Pour que chacun puisse en bénéficier, ce crédit d’impôt sera remboursé aux ménages non imposables.

3. Soutenir les plus jeunes. Les jeunes de moins de 26 ans qui travaillent tout en poursuivant des études seront exonérés d’impôt sur le revenu dans la limite de trois fois le montant du Smic mensuel. Les dons aux jeunes générations seront favorisés par une franchise d’impôt allant jusqu’à 20 000 euros pour chacun des enfants et petits-enfants.

4. Développer les petites et moyennes entreprises. Les PME jouent un rôle moteur dans le processus d’innovation et de création d’emplois et donc dans la croissance. Afin de favoriser l’essor et le développement des PME, les sommes investies dans le capital de ces entreprises pourront être déduites de l’impôt de solidarité sur la fortune, dans la limite de 50 000 euros par an. La même mesure bénéficiera aux organismes d’insertion, aux établissements publics de recherche et d’enseignement et aux fondations d’utilité publique, dont les ressources seront ainsi renforcées.

5. Améliorer l’attractivité fiscale de la France. Le « bouclier fiscal » sera renforcé par la baisse de 60 % à 50 % de la part des revenus susceptibles d’être prélevés et par la prise en compte de la CSG et de la CRDS. Cette mesure contribuera au maintien ou au retour en France des personnes qui peuvent investir dans l’économie productive.

6. Conditionner les indemnités de départ aux performances. Les indemnités de départ (« parachutes dorés ») ne seront plus automatiques et feront l’objet d’une plus grande transparence. Surtout, leur versement sera soumis à des conditions de performance examinées au moment du départ du dirigeant.

Le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a, par ailleurs, présenté les dispositions introduisant le principe du revenu de solidarité active, qui préfigure une profonde réforme des minima sociaux destinée à permettre une meilleure articulation entre les prestations sociales et les revenus du travail.

Le projet de loi poursuit et amplifie une démarche d’expérimentation conduite dans les départements volontaires, pour les personnes bénéficiant du revenu minimum d’insertion et de l’allocation de parent isolé. Les départements pourront garantir aux titulaires du RMI, par une modulation des prestations existantes, une augmentation du revenu pour l’exercice de toute activité professionnelle, pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois ans. Sur les territoires concernés, l’État mettra en place un dispositif analogue pour les personnes qui bénéficient de l’allocation de parent isolé et ne sont, actuellement, pas suffisamment concernées par les actions d’insertion et de retour à l’emploi.

Ces différentes mesures permettront une baisse des prélèvements obligatoires de 11 milliards d’euros dès 2008. Elles témoignent de la fidélité du Gouvernement aux engagements présidentiels et portent en elles la croissance de demain.

14/06/2007

A la suite de la réélection....

Réélu le 10 juin dernier dès le premier tour avec 54,93% des voix, je tiens à remercier tous ceux et celles qui m'ont soutenu pendant la campagne et qui m'ont accordé leur confiance. C'est avec beaucoup et d'enthousisame que je m'apprête à siéger à nouveau pendant 5 ans, sur les bancs de l'hémicycle. Tout au long de ces prochaines année, j'apporterai mon soutien à la politique du Président de la République et de son Gouvernement en ayant toujours à l'esprit les intérêts de la cinquième circonscription (Haut-Doubs et Plateau), ses habitants, ses spécificités.

Jean-Marie BINETRUY

13/06/2007

Conseil des Ministres du 13 juin 2007

 Compte rendu du Conseil des Ministres du 13 juin 2007.

 -La garde des Sceaux, ministre de la Justice, a présenté un projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs. Ce projet de loi fixe aux juges des principes directeurs de sanction afin de dissuader la récidive, tout en préservant la marge d’appréciation du juge. Il instaure des peines minimales de prison pour tous les crimes et pour les délits punis d’au moins trois ans d’emprisonnement qui ont été commis en récidive. Le second axe de la réforme concerne l’atténuation de peine dont bénéficient les mineurs, qui conduit à réduire de moitié la peine encourue.

-La ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales et la ministre de l’Agriculture et de la Pêche ont présenté une communication relative au dispositif de protection des forêts contre l’incendie en 2007. La montée en puissance du dispositif estival de protection des forêts débutera le 18 juin, avec près de deux semaines d’avance sur les années précédentes. Le dispositif constitue un ensemble cohérent de mesures de prévention et de lutte auquel l’État consacre près de 190 millions d’euros.

Lancement d'une étude sur la TVA sociale

Le Premier ministre François Fillon a transmis  à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi et à Eric Besson, Secrétaire d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, une lettre de mission pour lancer la réflexion sur la TVA sociale.

Le Premier ministre a confié à Eric Besson la réalisation d’une étude prospective et comparative sur l’éventualité de l’instauration en France d’une TVA sociale. Il s’agira d’évaluer, au regard notamment de la situation dans d’autres pays ayant fait ce choix, les options ouvertes pour la mise en place d’une TVA sociale et les effets économiques d’une telle mesure.

Le Premier ministre a également chargé Jean-Louis Borloo de mettre à l’étude la possibilité d’affecter une partie de la TVA au financement de la protection sociale, en contrepartie d’une baisse des charges sociales pesant sur le travail.

Cette réflexion doit s’inscrire dans le cadre d’une maîtrise des dépenses publiques, condition d’une baisse durable des prélèvements obligatoires.

Le Premier ministre a indiqué que ces travaux devront être menés en concertation étroite avec les partenaires sociaux ainsi qu’avec les autres ministres concernés, en particulier Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité et Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

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